Pour son second long métrage, le très prometteur Nelson Yeo s’attaque au genre plutôt balisé du wu xia d’une façon très singulière avec The House on the Moon. Et tout semble réuni pour une expérience sensorielle sidérante.
En 2023, le réalisateur singapourien Nelson Yeo frappait très fort avec son premier long métrage Dreaming & Dying, présenté au festival de Locarno d’où il est reparti avec le prestigieux Léopard d’Or dans la section Cineasti del Presente ainsi que le prix du meilleur premier film. 3 ans plus tard, il retourne à Locarno avec son nouveau film baptisé The House on the Moon. Un ambitieux wu xia pour ce réalisateur qui a bâti sa cinéphilie à travers les grands classiques du genre et qui entreprend ici une entreprise de mélange des genres qui a l’air sublime. Le film est écrit par Nelson Yeo et Vicki Yang, et réunit à l’écran Shi-An Lim, dans le rôle principal, Guan-Zhi Huang, Dominick Rustam-Chartrand, Harry Chang, Doreen Toh, ainsi que Lee Kang-sheng dans un petit rôle. La photographie extrêmement sophistiquée est l’œuvre de Lincoln Yeo, tandis que la bande son a été confiée à Kasimyn.
The House on the Moon n’a pas encore de date de sortie et sera présenté le 14 août en compétition à Locarno.
Chang Er, une fée, et son amant Hou Yi, le grand archer qui a abattu les soleils, vivent dans la Maison de la Lune. Lorsque Hou Yi disparaît alors qu’il tentait de sauver le soleil mourant, Chang Er entreprend un voyage vers la face cachée de la Lune pour le retrouver, accompagnée d’un astronaute venu de la Terre.

