Après Na Hong-jin, 2026 marque également le retour d’un grand réalisateur disparu du cinéma depuis 10 ans. Avec Her Private Hell, fraîchement accueilli lors de sa présentation au Festival de Cannes, Nicolas Winding Refn semble faire du Refn comme il y a 10 ans, et ce film de la renaissance pourrait bien être tout l’inverse.
Ambiance vaporeuse, néons roses et bleus, casting de jeunes actrices… Her Private Hell porte évidemment la signature de ce qu’est devenu le cinéma de Nicolas Winding Refn film après film jusqu’à The Neon Demon, son dernier film à ce jour, et sorti en 2016. Un film qui avait encore creusé le fossé avec ses détracteurs, et à la suite duquel il s’est consacré à deux séries TV (Too Old To Die Young et Copenhagen Cowboy). On espérait donc que ces 10 ans d’absence du grand écran fassent quelque peu évoluer son cinéma, et il faut bien avouer que ce teaser semble dire tout le contraire, comme s’il était resté coincé dans son précédent film. Et pourtant c’est beau, excessivement beau même. Côté casting, c’est plutôt solide avec des têtes montantes et des valeurs sures, voire des légendes : Shioli Kutsuna, Dougray Scott, Hidetoshi Nishijima, Kristine Froseth, Havana Rose Liu, Aoi Yamada, Diego Calva, Sophie Thatcher et Charles Melton. A la photographie, on retrouve l’excellent Magnus Nordenhof Jønck et la légende Pino Donaggio est sorti de sa petite retraite pour signer sa première bande originale depuis 2019.
Her Private Hell sortira « prochainement » au cinéma.
Alors qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer.

