Réalisateur aussi doué que rare, l’australien Rolf de Heer est enfin de retour cette année avec The Survival of Kindness, une dystopie en apparence, qui promet de sonder à nouveau les tréfonds de l’âme humaine comme seul le réalisateur de Bad Boy Bubby en est capable.
Rolf de Heer est un auteur précieux, probablement trop peu célébré. Depuis près de 40 ans, il écrit et réalise des fables étranges, parfois drôles, parfois tragiques, toujours puissantes dans leurs allégories. Son dernier long métrage, le très beau Charlie’s Country, remonte à une dizaine d’années déjà, c’est dire l’évènement que représente ce The Survival of Kindness, un film présenté au Adelaide Film Festival en novembre dernier et qui sera présent en compétition à la Berlinale ce mois-ci. Il met cette fois en scène une femme issue de ce qui est devenu une « minorité ethnique » dans un paysage australien apocalyptique. Il s’agit d’une nouvelle fable qui s’annonce aussi belle que brutale et qui vient à nouveau poser des questions fondamentales sur la condition humaine. The Survival of Kindness met en scène Mwajemi Hussein, Darsan Sharma et Deepthi Sharma, et c’est cette fois Maxx Corkindale qui signe la photographie, et non le collaborateur de longue date de Rolf de Heer, Ian Jones.
The Survival of Kindness sortira en France le 10 mai 2023.
BlackWoman est abandonnée dans une cage en plein désert. Mais elle n’est pas prête à se laisser mourir. Elle réussit à s’échapper, affronte la peste et la persécution, traverse le désert et la montagne pour arriver en ville, où elle est confrontée… à un monde de servitude.

