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Esterno notte : Trailer du Marco Bellocchio sur les Brigades rouges

3 ans après Le Traitre, Marco Bellocchio est de retour pour se pencher sur un autre évènement majeur de l’histoire italienne contemporaine. Avec Esterno notte, il se concentre sur les brigades rouges et évidemment l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro.

Les années de plomb, et notamment la fin des années 70, sont un sujet qui passionne évidemment Marco Bellocchio qui leur a déjà consacré une partie de son oeuvre. Notamment le très beau Buongiorno, notte. Il y revient cette année Esterno notte, une oeuvre qui va prendre une forme assez particulière. En effet, Esterno notte a tout d’abord été annoncé et produit en tant que série TV. Ce qui sera le cas à l’automne, mais tout d’abord le film sera exploité dès cet été, avec un passage au Festival de Cannes, sous la forme d’un long métrage. Marco Bellocchio s’est entouré de scénaristes habitués de son cinéma mais également de séries TV telles que Gomorra (Davide SerinoGiovanni BianconiLudovica Rampoldi, Nicola Lusuardi et Stefano Bises). Côté casting, il réunit notamment Fabrizio Gifuni, pour incarner Aldo Moro, Margherita Buy qui incarne son épouse Eleonora, et le formidable Toni Servillo qui devient ici le Pape Paul VI.

Esterno notte sortira en Italie le 18 mai 2022.

1978. L’Italie est déchirée par une guerre civile. D’un côté, les Brigades rouges, la principale des organisations armées d’extrême gauche, et de l’autre l’État. Violence dans les rues, enlèvements, jeux d’argent, fusillades, attentats. Un gouvernement soutenu par le Parti communiste (PCI) est sur le point de s’établir, pour la première fois dans un pays occidental, dans une alliance d’époque avec le rempart conservateur historique de la nation, les chrétiens-démocrates (DC). Aldo Moro, le président de la DC, est le principal promoteur de cet accord, qui marque une étape décisive dans la reconnaissance mutuelle entre les deux partis les plus importants en Italie. Le jour même de l’investiture du gouvernement qu’il a réussi à bâtir grâce à ses talents politiques, le 16 mars 1978, sur la route qui le mène au Parlement, Aldo Moro est enlevé avec une embuscade qui anéantit toute son escorte. C’est une attaque directe contre le cœur de l’État. Son emprisonnement durera cinquante-cinq jours, rythmés par les lettres de Moro et par les communiqués des Brigades rouges : cinquante-cinq jours d’espoir, de peur, de négociations, d’échecs, de bonnes intentions et de mauvaises actions. Cinquante-cinq jours au bout desquels son corps sera abandonné dans une voiture en plein cœur de Rome, exactement à mi-chemin entre le siège de la DC et celui du PCI.

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