Teaser tétanisant pour Qu’un sang impur… d’Abdel Raouf Dafri

Avec un sujet brûlant, un auteur brillant, et ces premières images plus que prometteuses, il ne fait plus aucun doute : Qu’un sang impur… est plus que tout autre le véritable évènement du cinéma français du début d’année prochaine. S’il tient toutes ses énormes promesses, Abdel Raouf Dafri va faire très mal.

La guerre d’Algérie a souvent alimenté le cinéma. Pourtant, il ne reste que peu de films mémorables. On les doit notamment à Jean-Luc Godard, Robert Enrico, Alain Cavalier, Gillo Pontecorvo, Pierre Schoendoerffer… et plus récemment Florent Emilio Siri qui, avec L’ennemi intime, a frappé très fort. C’est dire si on attend beaucoup de Qu’un sang impur…, premier long métrage en tant que réalisateur d’Abdel Raouf Dafri, bien connu pour être le scénariste de très gros morceaux de cinéma tels qu’Un Prophète ou Mesrine. Français d’origine algérienne, Abdel Raouf Dafri porte, on l’imagine, dans son sang les stigmates de ce conflit dont on ne sait que trop peu de choses. On peut donc s’attendre à un film extrêmement précis, extrêmement efficace, et probablement très dur. La photographie est signée Michel Amathieu et Qu’un sang impur… réunit à l’écran Johan Heldenbergh, Linh Dan Pham, Olivier Gourmet, Lyna Khoudri, Pierre Lottin, Steve Tientcheu, Salim Kechiouche et Hichem Yacoubi.

1960. La guerre d’Algérie a déjà 6 ans. Les combats sont sanglants et les deux camps ne font pas de prisonniers…

Vétéran de la guerre d’Indochine, le lieutenant-colonel Paul Andreas Breitner a laissé son glorieux et douloureux passé militaire derrière lui. Jusqu’au jour où il est contraint de se rendre en Algérie récupérer le corps du colonel Simon Delignières, porté disparu dans les Aurès Nemencha, une véritable poudrière tombée aux mains des rebelles.

Alors qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même, Breitner se voit forcé d’assurer cette mission quasi suicidaire accompagné de Soua Ly Yang, ancienne combattante dans le groupe de commandos qu’il dirigeait au Vietnam. Sur place, il récupère Augustin Diamacoune Senghor, un sergent-chef sénégalais condamné à mort pour le meurtre de son officier supérieur, Alexis Martillat, jeune engagé volontaire fasciné par la guerre et par son père mort au combat en Indochine, et Assia « bent » Aouda, membre du FLN, spécialiste en explosifs, qui intègre la mission dans l’espoir de sauver la vie de sa mère, prisonnière des parachutistes français.

Le groupe prend la route alors que les positions françaises de la région subissent une série d’attentats sanglants de la part des rebelles fellagas. Ce qu’ils vont découvrir dans cette Algérie profonde minée par la guerre et laissée à la sauvagerie des hommes est loin de ce qu’ils avaient pu imaginer…

Qu’un sang impur… sortira en France le 22 janvier 2020.

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