L’arme fatale débarque ce soir sur TF1

Ce mardi 2 mai, TF1 débute la diffusion de la série L’Arme Fatale, adaptation sur petit écran de la saga culte de Richard Donner. Est-elle réellement trop vieille pour ces conneries ?

L’annonce résonna comme une bombe explosant sous un toilette lorsqu’il y a un an quasiment jour pour jour, la FoX annonça la validation du projet d’adaptation TV de Lethal Weapon, série de films cultes dont un énième éloge est largement dispensable tant son nom parle de lui même dans l’inconscient collectif. Les boucliers se levèrent de manière quasiment unanime : pourquoi toucher à ce culte qui, quoi qu’il arrive, sera forcément un échec ! Buffy ? Star Wars ? Fargo ? Hannibal ? Les Aventures du jeune Indiana Jones ? Terminator (l’adaptation la plus fidèle à l’univers de Cameron) ? Tant de titres ayant porté les lamentations des fans avant de les faire taire et L’Arme Fatale ajoute, avec cette première saison son nom à cette liste.
Impossible de surclasser le trio Donner/Gibson/Glover, le monde entier le sait, Matthew Miller créateur de la série également, et il a intelligemment compris le poids du projet et ce qu’il représentait. À l’image de chacun d’entre nous, Matthew Miller est un vrai fan des films. Il a su en analyser l’héritage et les codes scénaristiques de Shane Black afin d’en proposer une réelle adaptation et non une simple copie remplie de mille fans services à la seconde.

Pourquoi est ce une réussite ?

Un renouveau qui débute dans son casting en rajeunissant légèrement les deux protagonistes et en cassant l’iconographie de Mel Gibson et Danny Glover en les personnes de Damon Wayans (Le Dernier Samaritain) en Roger Murtaugh et Clayne Crawford (Rectify) en Martin Riggs.
Une adaptation du scénario. La série reprend subtilement quelques grosses lignes des deux premiers films de manière actualisée, de l’intrigue principale au background des personnages, tout fonctionne car l’ensemble est dans son époque. Le fan peut en percevoir les références sans cloisonner le néophyte. Même si l’aspect procédural peut effrayer, la justesse entre enquête de la semaine et fil rouge de la saison se trouve assez rapidement.

Loin de pouvoir crier au génie, cette première saison rend une copie plus qu’honorable tant par ses qualités de scénario que par son casting qui reprend agréablement le flambeau. 18 épisodes qu’il est difficile de détester non pas par nostalgie mais pour sa qualité d’adaptation. Une série qui mérite d’être suivie plus loin que son pilote tant la surprise est vraiment agréable, que l’emballage reflète rarement le contenu qu’il peut cacher.

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